1 MILITAIRE + 1 POLICIER = 1 coup de feu !

1 MILITAIRE + 1 POLICIER = 1 coup de feu !

Incroyable mais vrai ! On se serait cru dans un film policier et pourtant on était dans la réalité. Si c’était un film, le titre aurait sûrement été : « Haute Tension sous tension ».

Cette semaine de fin janvier, à Kinshasa, précisément sur l’avenue Nguma vers l’arrêt Haute Tension non loin du Palais des Marbres, en pleine journée, devant tous les passants, deux hommes en uniforme se sont affrontés ! L’un est militaire, l’autre est policier de la circulation routière. Tout paraissait banal, rien ne présageait qu’une situation était au bord de virer au drame ce jour-là, en plus au vu et au su de tout le monde.

Comment est-ce que deux hommes en uniforme ont-ils pu en arriver là !? À l’origine de ceci, c’est encore une fois de plus une histoire d’un officier ‘’très’’ supérieur, dévalant les rues de Kinshasa à vive allure, toujours pressé pour aller partout, avec son long cortège de grosses jeeps rutilantes, tout feu tout flamme, et, bien entendu, sa horde de garde du corps armée jusqu’aux dents.

Un va-t-en guerre ! Arrivé au niveau de Haute Tension, comme l’officier ‘’très’’ supérieur était pressé, un de ses garde du corps descend d’une des jeeps pour forcer le passage au cortège de son chef en lui créant une double file, donc une deuxième ou même troisième bande.

Qui ne sait pas que ce genre de pratique est une des causes principales des embouteillages à Kinshasa !? Malgré tout, beaucoup d’autorités, civiles et militaires, se moquent du respect de la bonne circulation routière et usent ‘’librement’’ de cette mauvaise pratique… Seulement voilà, malheureusement pour l’officier ‘’très’’ supérieur, son cortège et sa horde de garde du corps, ce beau jour-là, sur les lieux, se trouve un policier de la circulation routière faisant son boulot en toute conscience professionnelle, et pour lui, qui que vous soyez, pas question de créer de deuxième bande !

Tout le monde doit respecter et garder sa bande. C’est ainsi que, pour faire respecter la loi, il refuse le passage au cortège de l’officier ‘’très’’ supérieur.

C’est là que le garde du corps, sûrement pour faire plaisir à son chef, surgit et se met à menacer le policier, pourtant assermenté. Le policier, quoi que chétif devant le gabarit du militaire, ne l’entend pas de cette oreille et lui tient tête.La scène se passe en public, et à l’instant, le militaire s’est sûrement senti humilié, surtout que son chef est présent.

Après une altercation face à face, pour intimider le policier, il brandit son arme et tire un coup de feu en l’air, espérant faire détaler le policier comme un lapin. À sa grande surprise, le policier ne bouge même pas, ne recule même pas, ne frémit même pas ! Au contraire, il reste droit dans ses bottes et le toise.

Pour le militaire, c’est sûrement la goutte de trop, surtout que c’est en plein jour, devant tout les passants, son chef et ses compères gardes du corps. Tous ont les yeux braqués sur cette scène digne d’un film policier américain.

C’est comme ça que le militaire pousse violemment le policier de sa main, et, contre toute attente, il pointe son arme droit sur le policier comme pour le fusiller.

Alors sans paniquer, le policier fait acte de bravoure en ne se déplaçant que d’un seul pas sur la gauche, prend une posture fière en posant ses mains aux hanches et fixe le militaire pointant son arme sur lui, droit dans les yeux, comme pour lui dire : « Si t’es un vrai militaire, alors tire sur moi ! ».

On suppose qu’à ce moment là, la conscience du militaire serait revenu en place et qu’il a pensé, peut-être, au code militaire.

In fine, il n’osera pas tirer ! Mais sa bavure était déjà totalement consommé.À l’heure qu’il est, ce militaire est entre les mains de l’auditorat militaire et ce policier est devenu un héros pour la population du coin.

Mais toute fois, toute cette histoire prouve fortement qu’il faut revoir certaines choses dans la formation et le recrutement des hommes et femmes qui décident de servir sous le drapeau, parce que, sans vouloir faire passer tout les policiers pour des braves comme celui-ci, si un militaire s’est permis d’agir ainsi, ça veut dire qu’il y en a d’autres actuellement en circulation qui peuvent aussi agir comme ça, et le problème , c’est qu’il n’y aura peut-être pas partout de policiers aussi braves que celui de l’arrêt Haute Tension.

Qu’on se le dise !

Arsène KAMANGO+243.85.64.78.550

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